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15052016
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2] Conflits d’elfes
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Petite note: Ce chapitre est incomplet, il sera surement modifié. Les modifications seront signalées avec un message dans les commentaires.

2.1) Nobles Elfes:



2.1) Nobles elfes



Tout est magnifique. Les colonnes de marbres s’élevant pour tenir les solides arcades sont si grandes qu’on a l’impression d’être toujours dehors. Les arbres sont partout, même les habitations et le palais ne font pas exception. Cela fait déjà plusieurs minutes que Siël suit cette mystérieuse guerrière elfe avec ses compagnons. Ils profitent tous les trois du spectacle, regardant cette ville elfique se figer sous leurs yeux au moment de leur passage dans les larges rues de la cité. Les gens ne semblent pas apeurés mais surtout curieux. C’est certainement la première fois qu’ils voient des humains, tout comme c’est la première fois que Siël voit des elfes. Ils sont tous si beaux, si fort et proche de la nature. Tout est parfait ici, les habitants semblent heureux et d’une extrême gentillesse. Malgré tout ça, Ulrich est tendu et méfiant. Siël se demande ce qu’il se passe, a-t’il toujours peur de cette entrevue avec le Haut-Elfe de Martil ? Il est vrai qu’ils ne sont entrés que grâce au bon vouloir de l’elfe qui les escorte, elle s’est portée garante auprès des gardes à l’entrée. Cela veut dire qu’elle leur fait confiance, mais qu’elle se chargerait elle-même de les tuer s’ils font un faux pas. Après un grand corridor, les voilà arrivés devant des portes qui s’ouvrent sans qu’ils aient à s’arrêter, des serviteurs s’en sont chargés au moment où ils ont vu l’elfe qui les accompagne. Dès que Siël entre, elle voit la beauté de la pièce, immense, ouverte vers l’extérieur et des cascades d’eau turquoise, une belle forêt et même des animaux qui ne semblent pas avoir peur de s’approcher des habitations du palais ! La salle n’est pas vide, plusieurs serviteurs attendent près d’une table basse près de l’ouverture de la pièce, tandis qu’un groupe de personnes s’approche d’eux. L’elfe qui les accompagne s’incline face à un grand elfe aux longs cheveux blonds platine, une couronne de bois sur la tête et une espèce de toge blanche et dorée comme habit. Il semble si jeune que Siël tomberait presque sous le charme de ses yeux topaze qui ont quelques plissures en guise de marque de vieillesse. Siël s’incline, déduisant qu’il doit s’agir du Haut-Elfe, Ulrich suit en abaissant la tête de Dan qui était en train « d’observer » une servante dans une robe fine et transparente. L’elfe guerrière prend la parole, toujours inclinée :

Elfe : Seigneur Ilidan, veuillez m’excuser de vous importuner. Mais j’ai rencontré ces humains, ils réclament une audience avec vous pour une affaire urgente.

Un elfe brun, surement un conseillé, dans une toge également mais d’une couleur grise répond, d’un ton sévère:

Conseillé : Vigilante Aedan, vous connaissez pourtant nos règles, tous les étrangers doiv- …

Le conseillé fut coupé au moment où le Haut-Elfe leva une main, lui faisant ainsi signe de se taire. Le Haut-Elfe s’approche, pause sa main sur l’épaule de l’elfe brune toujours inclinée en disant :

Ilidan : Tu as bien fait de les mener à moi Idril, prend donc congé pour enfiler une tenue plus accueillante pendant que nous faisons connaissance avec ces humains.

Idril : Bien monseigneur.

La jeune elfe se redressa et traversa la pièce pour passer par une autre porte. Le Haut-Elfe regarde alors le groupe, toujours inclinés, et fait un sourire en disant :

Ilidan : Voyons donc ! Braves voyageurs, redressez vous, ce n’est pas la peine d’être si cérémonieux. Qui êtes vous donc, et que venez vous faire sur nos terres ? Votre histoire m’intéresse.

Le groupe se redresse, Dan se masse le bas du dos comme s’il avait mal de s’être si longtemps incliné. Siël tente de balbutier quelque chose, mais les yeux bleus du Haut-Elfe l’intimide alors c’est Ulrich qui ouvre le premier la parole :

Ulrich : Je suis Ulrich Alister, humble alchimiste. Voici Siël Ourha, une jeune mage que la cité d’Alindril et Daniel Larss, un brave humain qui nous accompagne dans notre quête.

Ilidan : Enchanté, je suis le Haut-Elfe et seigneur de Martil, Fordrin Ilidan. Vous voici ici dans ma demeure qui est la votre le temps qu’il vous siéra. Venez donc vous installer à ma table, nous parlerons plus facilement de ce qui vous amène avec de la nourriture et à boire.

Le groupe vient s’installer autour de la petite table basse, à peine se sont-ils assis que les serviteurs posent des plats et servent des verres. Daniel regarde tout ce qui se dépose sur la table avec appétit et surprise, il y a de la volaille et une viande qui semble être du sanglier. Le jeune homme s’attendait à recevoir une assiette de salade et un verre d’eau, mais en approchant son verre à ses lèvres il se rend compte qu’il s’agit plutôt d’un excellent vin. Il prend un air vraiment étonné que ne manque pas de remarquer Ilidan qui lui demande alors :

Ilidan : Un problème mon cher ami ? Le vin de raisin de nos forêts n’est peut être pas à votre goût ?

Siël et Ulrich fusillent Dan du regard, lui faisant comprendre que ce n’est pas le moment de se faire remarquer, mais Daniel se permet tout de même de dire :

Dan : Je … Je ne m’attendais pas à boire de l’alcool et manger de la viande en venant ici … Chez nous on raconte que les elfes sont végétariens et ne boivent pas d’alcool.

Ilidan rit alors Ulrich rit aussi, mais nerveusement de son côté. Le seigneur explique alors, un grand sourire aux lèvres qui rassure Siël de voir qu’il semble avoir le sens de l’humour :

Ilidan : Je ne sais pas ce qu’on vous raconte chez vous mais c’est totalement faux ! Nous mangeons de la viande, et nous cultivons des vergers pour avoir notre propre vin. Se sont surement les Namgols qui racontent de telles sottises. Il est vrai que nous chassons rarement et toujours de façon à respecter la mort de l’animal, et qu’un elfe ne ressent pas les effets de l’alcool, mais nous consommons les mêmes aliments que les autres races du monde.

Dan, interrogatif : Des Nammegrofs ?

Ilidan : Des « Namgols », vous ne savez pas de quoi il s’agit ? Cela doit être un terme elfique … je vous avoue que nous nous exprimons que rarement dans la langue des humains, et nous oublions de traduire certains mots…

Siël : Des nains, il me semble.

Ilidan, qui rit en prenant une coupe de vin : Oui voilà, des « nains ». On a que rarement été en de bons termes avec eux, nos cultures sont disons … différentes. C’est très dur de s’exprimer avec eux. Mais je vois que vous, jeune magicienne, êtes très cultivée, cela facilite les rapports diplomatiques entre deux races.

Ulrich, qui profite de la discussion : Excusez moi, mais j’ai entendu votre conseiller appeler l’elfe qui nous accompagnait « Vigilante Aedan », je me demandais ce que cela voulait dire …

Ilidan : « Vigilante » est un grade dans notre système militaire, il est équivalent au grade de « capitaine » chez les humains il me semble, ou de « chevalier », je ne sais jamais …
Dan, qui mâche un morceau de poulet : Les deux sont équivalents, cha-… gloups hum ça dépend des cités.

Ilidan : Très bien ! Et « Aedan » est le nom de famille d’Idril. Vous avez eu de la chance de tomber sur elle, c’est une très gentille elfe. Bon, je ne veux pas vous presser, mais j’aimerai bien savoir ce qui vous amène ici, si loin des terres des humains.

Ulrich regarde Siël qui avale une gorgée de vin avant de se racler la gorge et de prendre la parole :

Siël : Je suis désolée mais je ne pense pas que vous allez considérer notre visite comme étant de bon présage … Je suis venue solliciter votre aide contre une menace qui plane sur toutes les races. La cité d’Alindril a été attaquée et détruite par un groupe dirigée par des « mages noirs ». Et tout nous porte à croire qu’ils ne vont pas s’arrêter là et venir s’en prendre à chacune des races du continent.

Ilidan arbore un air triste, comme s’il se sentait concerné, Siël se dit qu’il sera facile de le convaincre de les aider. Ilidan répond alors :

Ilidan : C’est horrible … Alindril est très connue de notre peuple, c’est une cité de magiciens, nous avons même déjà reçu des émissaires qui venaient de cette cité il y a des décennies de cela, nous avions d’excellentes relations avec eux … Je suis navré cher enfant. Mais que voulez vous donc ?

Siël : Je cherche à rassembler le plus grand nombre de peuple possible pour faire face à la menace, je vous demande donc de- …

Un elfe blond, ressemblant beaucoup au Haut-Elfe, entre dans la pièce et coupe Siël. Cet elfe a une tenue proche de celle d’une tenue de chasse, en cuir, et une grande épée elfique à la ceinture :

Travin : De faire la guerre. Comme d’habitude, quand un des membres de votre race inférieure vient voir les elfes c’est toujours pour nous demander de verser notre sang.

Ilidan : Travin ! Se sont des invités, je te demanderai un peu de respect !

Travin : Père, vous ne voyez pas ce qu’ils vous demandent ? Ils veulent qu’on face une guerre qui ne concerne qu’eux, car ils sont trop faibles pour s’en occuper. Les humains ne valent pas la peine de se battre avec eux, ils sont trop fiers et arrogants. Ils ne respectent rien tout comme les nains, ils sont détestables. Nous avons déjà des soucis et des affaires urgentes à régler ! Avez-vous oublié pourquoi la petite Idril, votre chère protégée, est ici ?

Ilidan : Non je n’ai pas oublié Travin, mais tu peux donner ton avis en ayant un ton moins dédaigneux.

Idril revient à ce moment là, dans une robe noire, fendue, mais pas vulgaire du tout, comme seuls des elfes pourraient faire, et les cheveux détachés, elle interpelle l’elfe turbulent :

Idril : Sauf votre respect, Seigneur Travin, mais vous comporter de la sorte devant des humains ne vous rend pas meilleur qu’eux. Si vous les trouvez plus racistes que les elfes, il faut le prouver.

Travin, qui adresse un regard froid à la jeune elfe qui vient s’assoir en face de Siël : Idril, tu n’as rien à me dire, je te rappelle que je suis ton hôte et que tu me dois le respect. Tu n’as aucun titre ici.

Idril : Votre père est mon hôte, pas vous. J’ai le même grade que vous dans l’armée, et même si je ne suis pas dans ma cité mon titre d’héritière de famille noble a autant de valeur que le votre. J’ai donc le droit de m’exprimer en toute honnêteté envers vous.

Travin : C’est sûr Idril, il est temps d’être honnête. Tu attends patiemment à Martil qu’on reprenne le trône de Mel’Alda que tu as laissé prendre par un renégat d’elfe des plaines. Si Mel’Alda et ton père sont aux mains d’un tyran c’est de ta faute !

Idril se lève, un couteau de table à la main et fusille Travin du regard mais Ilidan interpelle les deux :

Ilidan : Il suffit ! Cela fait presque 3 siècles que la famille Ilidan et la famille Aedan n’ont pas eu de conflits, ce n’est pas aujourd’hui entre mes murs que cela va commencer ! Je vous demanderai de vous tenir comme il faut devant nos invités ! Vous croyez faire honneur en vos noms à vous chamailler ? En 257 ans j’en ai vu des choses, mais jamais deux jeunes nobles ne se sont querellés dans ma demeure ! Vous devriez avoir honte. Maintenant laissez moi m’entretenir avec mes invités. Jeune magicienne, veuillez excuser le comportement de ces deux jeunes elfes, l’âge les assagira si la déesse mère le veut bien.

Siël, gênée : Je euh …. Ce n’est pas grave, ne vous inquiétez pas Haut-Elfe.

Ilidan : Vous disiez ?

Siël : J’allais vous demander de vous allier à nous pour lutter contre la menace des mages noirs … Ils sont beaucoup trop puissants pour nous … Mais pas seulement pour nous ! Aucune race, aussi puissante soit-elle ne pourrait faire face à leur puissance ! Je … Je vous en prie seigneur, aidez-nous, nous avons besoin de l’appui des elfes pour gagner cette guerre imminente !

Siël semble désespérée, Ilidan est réellement touché mais il répond comme étant déçu :

Ilidan : Malheureusement, mon fils a raison … Nous avons actuellement plusieurs problèmes d’envergure, la cité de Mel’Alda, anciennement dirigée par le Haut-Elfe Aedan, père de la jeune elfe que vous avez rencontré dans nos forêts, est sous le joug d’un elfe tyrannique. Les nouvelles qui nous parviennent ne sont vraiment pas bonnes … Si la menace est si importante que vous le dites, je ne crois pas qu’une seule famille d’elfe puisse vous aider. Martil est certes considérée chez vous comme étant la capitale des elfes, car je suis le Haut-Elfe qui a le plus reçu de visiteurs et d’émissaires, mais dans les faits il n’y a pas de nation unie des elfes. Vous devez le savoir, mais il y a différentes sortent d’elfes, les elfes des bois, comme nous, les elfes des plaines, les elfes blancs et bien d’autres encore … Je ne peux pas m’exprimer au nom de tous les elfes, mais je ne peux pas non plus demander à ma cité de vous aider, pour le moment en tout cas.
Siël est triste d’entendre ces mots, elle pensait pouvoir obtenir quelque chose de cet elfe qu’elle commence à apprécier. L’elfe arrogant, s’avance un peu de la table et s’adresse à Dan en le prenant de haut.

Travin : Dis moi humain, n’es tu pas un guerrier ? Les guerriers escortent-ils souvent un vieillard et une jeune femme quand des combats ont lieu dans leurs royaumes ?

Dan regarde l’elfe avec un air sévère dont Siël ignorait l’existence chez ce garçon qu’elle trouve juste simplet. Il répond d’un air tout aussi arrogant en buvant un peu dans sa coupe de vin.

Dan : Le vieillard et la jeune femme n’auraient pas besoin d’escorte si tous les elfes avaient le sens de l’hospitalité et du devoir.

Travin prend ça mal, comment un être aussi inférieur qu’un humain peut-il oser faire un reproche à un elfe ?

Il dégaine sa lame elfique et la pointe en direction de Dan sous le regard sévère de toutes les personnes à table. Il accompagne son geste d’une provocation.

Travin : Te crois-tu égal aux elfes, humain ? Si c’est le cas, viens donc le prouver l’arme à la main dans un duel. Je te ferais ravaler ta fierté.

Siël, qui se lève : Il n’en est pas question, nous ne sommes pas là pour nous battre !

Dan, d’un ton calme mais toujours avec un air sévère : J’accepte, je me ferais un plaisir de te donner une leçon.

Daniel se lève devant le regard inquiet de Siël, puis va rejoindre son adversaire au milieu de la pièce. Les autres personnes à la table se taisent, il est coutume dans de nombreux endroits de ne pas interférer quand deux êtres souhaitent se battre en duel. L’humain dégaine Dragonixia et laisse son fourreau tomber par terre. Le jeune elfe esquisse un sourire, il semble être ravi que le jeune homme accepte ce combat. Il ajoute :

Travin : Jusqu’au premier sang ou l’abandon, cela t’ira, Humain ?

La façon dont Travin dit « Humain » agace sérieusement Daniel. Se sentir regardé de haut, comme s’il ne valait rien, par un individu issu d’une caste noble, lui fait serrer le poing sur le manche de son épée. Il accepte les conditions et s’apprête à attaquer, son adversaire fait de même, Dan commence le duel par une attaque par le haut. D’une seule main son épée vient se faire éjecter par celle de son adversaire. Ce premier coup repoussé oblige Dan à prendre son épée à deux mains, la force de l’elfe est incommensurable. L’Humain encaisse des coups, forcé de parer près de lui et de reculer. Travin finit par se rapprocher, esquive alors un fendu de Dan pour venir donner un puissant coup de coude dans les côtes de Dan qui ploie un genou immédiatement. L’elfe recule, attendant que son adversaire abandonne, mais Dan se redresse et reprend le combat. Les chocs s’accumulent, mais l’avantage est toujours à l’elfe qui finit par mettre un coup de poing à Dan en pleine figure, ce qui le couche immédiatement. Travin rigole, mais Dan se redresse sur ses genoux puis se relève, fièrement. Le combat reprend, toujours pareil. L’elfe pousse Dan du pied et il vient se cogner durement contre une colonne avant de tomber par terre, et de se relever, inlassablement. Les coups de l’elfe diminuent en puissance, non pas parce qu’il faiblit, mais parce qu’il se lasse. Ceux de Dan ne sont même plus cadrés, il tient à peine sur ses jambes mais se relève, toujours. Au bout d’un moment, l’elfe regarde l’homme souffler et lui demande, sur un ton presque compatissant s’il veut arrêter. Dan cherche à retrouver son souffle, puis se redresse et tend son épée devant lui avant de dire :

Dan : Je n’abandonne jamais.

L’elfe le regarde dans les yeux puis abaisse son arme, lassé, et dit qu’il abandonne. Ce n’est pas un abandon par manque de force ou de technique, mais uniquement car il reconnait cet humain comme étant fort mentalement. Il vient de comprendre sa force : sa ténacité. Aucun elfe, avec un temps soit peu d’honneur et de respect, ne pourrait daigner refuser de le reconnaitre. Cet homme vient de combattre un adversaire contre qui il était sûr de perdre, contre qui tout serait impossible, mais il a continué à se relever, échec après échec, coup après coup, pour brandir son épée devant lui. Travin quitte la pièce sans dire un mot. Siël vient aider Dan à s’asseoir sur sa chaise et Ulrich lui tend une coupe de vin dans laquelle il vient de verser un liquide rougeâtre. Dan esquisse une grimace en regardant le contenu de son verre puis dit à Ulrich :

Dan : Tu trouves que j’ai pas eu assez d’épreuves pour aujourd’hui ? Tu veux me faire boire ce truc infect ?

Ulrich : C’est une potion pour te requinquer, ce n’est pas fait pour être bon. Après si tu veux rester dans cet état fais comme bon te semble.

Ilidan, qui applaudit : Bravo jeune homme ! Vous avez fait preuve d’un courage mémorable ! Merci d’avoir enseigné le respect à mon fils, il s’en souviendra toute sa longue vie d’elfe si la déesse mère le veut bien !

Dan lève son verre en direction du Haut-Elfe puis d’Idril mais il remarque qu’elle semble perdue dans ses pensées, il boit alors son verre puis esquisse une étrange grimace avant de tousser et de pester envers Ulrich. Pendant ce temps, Siël réfléchit en regardant un des plats sur la table, elle est tellement concentrée qu’elle ne remarque même pas qu’Ulrich remet Dan à sa place en lui faisant un sermon comme il sait bien les faire, la main qui lui tient le col. La magicienne demande alors, toujours le regard sur le plat :

Siël : Haut-Elfe ?

Ilidan, qui répond au moment où les deux humains se taisent : Oui chère enfant ?

Siël, qui le regarde avec son air sérieux et déterminé : Nous libèrerons Mel’Alda pour vous.

Ulrich manque de tomber de sa chaise, et Dan crache une gorgée de vin qu’il prenait pour enlever le goût infecte de la potion. L’elfe Idril regarde la magicienne avec stupéfaction, elle a des sentiments mélangés à cette annonce, de la joie et de la peur. Mais ce regard, déterminé et semblant imperturbable de Siël, qui l’a déjà convaincue à l’emmener voir le Haut-Elfe fait monter en elle une confiance que cette jeune elfe n’aurait jamais pu soupçonner. Le Haut-Elfe répond par un sourire et un geste de la tête, les yeux de la magicienne l’ont également convaincu.






2.2) L'elfe des plaines:


2.2) L’elfe des plaines




Encore un sermon d’Ulrich, mais cette fois il n’est pas pour Dan mais pour Siël. Ulrich l’a prit à part après le repas avec le Haut-Elfe, elle écoutait en regardant sa dague blanche pendant que l’alchimiste listait les dangers et les inconnues du problème. En effet, comment battre un Tyran dont on ignore tout ? Un elfe qui plus est. Mais Siël ressent le besoin d’accomplir quelque chose, elle veut avancer dans sa quête. La magicienne sait qu’elle a besoin des elfes, c’est pour cela que d’aider le Haut-Elfe à régler ses problèmes lui parait être une bonne option. Et puis, comment rallier tout un peuple à sa cause si elle ne peut pas régler un problème entre seulement deux cités ? A force de tourner sa dague dans tous les sens, Siël remarque une inscription dessous, un mot elfique qu’elle ne connait pas réellement, mais Ulrich lui attrape le menton pour la faire regarder dans ses yeux, lui demandant si elle sait ce qu’elle fait. Siël répond par un sourire et dit d’une douce voix que oui. Idril entre dans la pièce avec Dan, elle remercie Siël de vouloir l’aider puis indique à tout le monde sa chambre respective. Le groupe a grand besoin de repos après cette longue journée qui annonce déjà un dur lendemain.

Le plan est simple et le voyage assez court. Le groupe d’humains accompagnés d’Idril s’avancent sur les terres du royaume de la cité de Mel’Alda. Ils se font passer pour un groupe de mercenaires ayant capturé la jeune elfe dont la tête est mise à prix par le Tyran Tyrell. Les paysages ne sont pas différents de la cité de Martil, la ville est plus petite mais ce qui change est l’ambiance générale. Alors qu’à Martil tout le monde était curieux de voir des humains, là tous les elfes semblent avoir peur de voir des êtres humains et attristés de voir Idril attachée. Les habitants doivent la considérer comme une princesse dans leur ville, elle était surement vue comme l’unique espoir de sauver leur cité du joug de cet elfe des plaines qui se fait appeler « Lord » Tyrell malgré qu’il ait aucune goutte de sang noble dans les veines. Le groupe est escorté par deux gardes en armures de la tête aux pieds, boucliers et lances dans les mains. On les conduit dans un grand bâtiment, Siël comprend la folie du Tyran en voyant de nombreuses elfes femelles avec des colliers et fers, restant là avec qu’un bout de tissu déchiré pour se couvrir. Le Lord doit abuser d’elles en profitant de sa position, cette vision du problème énerve Idril, elle serre les poings alors la magicienne lui adresse un regard discret comme pour lui dire qu’ils vont mettre fin à tous les crimes de cet être. Ce qui devait être une salle de réception a été transformée en une salle du trône. En entrant à l’intérieur, Siël est tout de suite mal à l’aise. Des elfes hauts gradés abusent de femelles elfes sans se cacher, la salle n’est qu’un simple lieu de débauche orné d’un trône au fond. Un elfe châtain, pas très grand ni très costaud y siège, une elfe est à genoux devant lui en train de le supplier de ne rien lui faire. En voyant Idril arriver sous escorte, l’elfe se lève et fait partir sa prisonnière de l’estrade où se trouve le trône. Il est accompagné de plusieurs gardes mais ne semble pas avoir d’arme sur lui. Idril aimerait se détacher, attraper son épée que tient Dan qui fait croire que c’est un trophée de capture puis foncer vers cet elfe pour le tuer. Mais Siël a demandé à la guerrière de garder son sang froid pour qu’elle essaye de discuter avec lui. En arrivant devant l’elfe, il sourit en ne se doutant de rien :

Tyrell : Et bien et bien … La grande Idril Aedan enchainée devant moi, quelle joie cela me procure ! Comment avez-vous capturé cette vermine, humains ?

Siël : Lord Tyrell, nous vous amenons cette elfe pour recevoir notre récompense. Mais je souhaiterai m’entretenir avec vous sur un point.

Tyrell : Tu es mignonne donc je te laisserai me parler, même si je n’aime pas trop les humains.  A cause peut-être de l’odeur.

Les hauts gradés rient mais les gardes semblent se forcer pour la plupart, la peur doit surement les pousser à se montrer en totale complicité du tyran. Siël fait comme si elle avait pas entendue et demande :

Siël : Pourquoi autant malmener vos semblables ? Les elfes ne sont-ils pas un peuple pacifique ?

Tyrell, qui arrête de rire et qui fixe Siël : Se ne sont pas mes semblables. Les elfes des bois ont toujours pensé que les elfes des plaines étaient moins puissants, moins influents, et incarnaient moins le respect qu’eux. Je n’ai pas de sang royal, ni les capacités d’un demi-dieu, mais je suis là, à commander une ville d’une ancienne famille. Je suis enfin à la place qui me revenait. Mais en quoi ça t’importe, toi, jeune humaine sans territoire qui joue les chasseuses de têtes ?

Siël, l’air sérieux : La liberté des peuples m’importe, je suis magicienne d’Alindril.

Tyrell, méfiant : Et que viendrait faire une magicienne dans ma demeure ?

Idril, qui s’offusque : Ce n’est pas ta demeure ! C’est celle du Haut-Elfe Aedan ! Où est-il ? Où-est mon père ?!

Tyrell : En prison. Magicienne, dis-moi ce que tu es venue faire ici ?

Siël, avec un air déterminé dans les yeux : Je suis là pour vous demander de vous rendre sans résistance.

Tyrell, qui rit : Ahahah ! Et pourquoi je ferais ça ?! Qui es-tu donc pour croire que je le ferais ?

Siël, toujours d’un air sérieux : Je suis Siël, dernière mage d’Alindril.

Le visage du Tyran se crispe un peu, certains gardes près des portes semblent surpris. Les généraux de Tyrell arrêtent leurs affaires et se rapprochent du groupe de la magicienne. Siël continue :

Siël : Si vous ne coopérez pas …

Idril se détâche à ce moment là et saisit son épée des mains de Dan qui lui-même dégaine son épée, ils prennent tous les deux une posture de combat en direction du Tyran et pendant ce temps Ulrich balance des petites fioles vers les généraux de l’elfe des plaines. Dès que les fioles se cassent, un gaz se libère et endort immédiatement les complices de ce terrible chef. Siël termine alors sa phrase :

Siël : … Nous vous arrêterons par la force !

L’elfe tyran regarde la petite troupe prendre les armes puis rigole d’un coup, son rire traverse toute la salle et résonne dans la tête de Siël. La jeune magicienne pensait que cet elfe saurait se montrer raisonnable, mais de voir ses complices à terre le fait simplement rigoler ! Les gardes des portes s’en vont des pièces, comme s’ils ne voulaient pas rester ici dans un combat qu’ils n’ont jamais voulu. Les alliés de l’elfe des plaines les plus proches du trône dégainent leurs armes et sautent vers Idril et Dan qui se retrouvent alors dans des combats à l’escrime. La jeune elfe brune se bat alors comme une tueuse, usant de son agilité et de sa force pour parer et riposter contre deux de ses semblables. Dan galère quant à lui, il n’est pas à terre comme lors de son duel contre Travin mais son adversaire ne reste pas moins qu’un elfe, Dan utilise surtout ses appuis pour parer le plus en hauteur possible et riposter dès qu’il peut contre cet elfe tout de même agile malgré un assez lourd plastron. Ulrich est obligé de balancer pas mal de fioles en direction des portes, il ne veut pas que d’autre gardes entrent alors il utilise des fumigènes qui attaquent l’odorat, ce qui empêche les renforts du Tyran de pénétrer dans la salle. Le tyran quant à lui dégaine une lame elfique de son trône, la crosse de son épée est dorée et bandée d’un tissu rouge vif, il pointe son épée en direction de Siël, comme pour la défier de venir. Un de ses gardes se met à côté de lui un arc à la main, il bande son arc puis tire en direction de la magicienne qui utilise son sort de barrage « Bareinder » puis qui enchaine avec une « Taoün’dril  Æira » (main de l’air) pour repousser l’archer qui termine son vol plané k.o.. Siël dégaine sa petite dague blanche elfique, s’approche du Tyran et tente de le raisonner en lui disant de se rendre et qu’elle se montrerait clémente, mais cet imbécile d’elfe ne l’écoute pas et l’attaque. Siël n’est pas bonne en escrime, elle n’en a jamais fait pour ainsi dire, la jeune femme est alors obligée de parer avec sa petite dague simplement par instinct pour se protéger des coups de ce redoutable adversaire qui, heureusement, manie l’épée comme un manche. Mais Siël ne fait pas le poids niveau force, la jeune humaine est propulsée contre le trône et tombe dos au sol. L’elfe blond se place au dessus d’elle pour pouvoir l’achever en lui tranchant la tête, mais Siël pare la lame avec sa toute petite dague avec ses deux mains. L’elfe, tout sourire et sûr de lui, abaisse sa tête vers le visage crispé de Siël qui se concentre sur ses mains, pour ne pas lâcher son arme qui lui sert de dernière défense car elle faiblit. Les tranchants des lames s’approchent, elle voit la mort arriver, le visage de son oppresseur proche du sien avec un grand sourire satisfait de la situation. Siël ferme les yeux, repense d’un coup à ses parents et à sa sœur sans trop savoir pourquoi et quand elle rouvre les yeux, elle remarque une inscription elfique sur sa dague, la magicienne sait le lire mais ne connait pas la traduction, mais alors que l’épée du Tyran va toucher la peau de son cou la jeune femme dit alors le mot en fermant les yeux :

Siël : « Excildir »

D’un coup la jeune humaine se sent plus forte, la puissance de l’elfe semble avoir diminuée. Siël sent quelque chose de chaud et d’humide lui couler sur le visage et le long de ses mains, la jeune humaine rouvre les yeux et ils manquent de sortir de leur orbite en voyant cette vision d’horreur. La tête de l’elfe tyrannique a une expression figée de souffrance, les yeux vides et la face dégoulinante de sang. La lame de la dague de Siël lui traverse le crâne et ressort de sa chevelure dorée. Siël, ne comprend pas sur le moment, elle lâche son arme et se dégage de dessous l’elfe qui tombe raide mort sur le sol. La jeune humaine pousse un hurlement de terreur, regarde ses mains souillées de sang et se met à pleurer à torrent. Ses compagnons ont réussit à arrêter les gardes, Ulrich vient vite voir Siël et lui tient les épaules en la forçant à le regarder dans les yeux tout en lui disant :

Ulrich : Ca va aller … Ce n’est rien … T’en fais pas, ça va aller …

Mais aucune parole ne peut consoler Siël, elle est recouverte du sang d’un être pensant, même s’il s’agissait d’un Tyran, d’un être infâme, la jeune humaine ne désirait pas le moins du monde le tuer. C’est la première fois qu’elle tue quelqu’un et elle se sent mal, Ulrich l’aide à se relever mais la magicienne semble ailleurs pendant que la libération de la cité de Mel’Alda se fait. Dan ramasse la dague de la magicienne, il a remarqué que la lame de la dague a rétrécit depuis que la jeune femme l’a lâchée. La formule inscrite sur l’arme permet donc de transformer la dague en épée, et c’est de cette façon qu’elle a pu transpercer la tête du Tyran. Pendant ce temps, Idril retrouve son père qui vient d’être sortit des cachots, les gardes prêtent allégeance à la famille Aedan, mais le père d’Idril semble annoncer quelque chose qui bouleverse sa fille, Dan voit la jeune elfe s’énerver toute seule et fondre en larme. Ulrich arrive, dit à Dan qu’il vaudrait mieux que le groupe rentre à Martil pour voir le Haut-Elfe et s’occuper de Siël dans le calme. Les elfes de Mel’Alda ont beaucoup de choses à reconstruire, et des humains dans leurs pattes ne ferait que les ralentir.






2.3) Contrecoup:



2.3) Contrecoup



Siël est seule dans une pièce du palais de Martil. Dans une tunique blanche, elle regarde le paysage, les animaux qui n’ont pas peur d’approcher et l’eau qui semble si claire qu’on ne la verrait pas si la Lune ne se reflétait pas dedans. La jeune magicienne réfléchit à sa journée, des larmes lui coulent sur les joues. Elle regarde ses mains, se rappelle qu’elle a prit une vie aujourd’hui mais la jeune humaine tente de repenser à pourquoi elle en est arrivée là. La ville terrorisée, les jeunes elfes violées et l’envie de tuer de son agresseur. Ce qui l’aide le plus c’est de se dire qu’elle a tué un violeur. Cela ne justifie pas pour elle un meurtre, mais la jeune magicienne ne se sentait jusqu’alors pas concernée par ce genre de crime. Elle a beau être une femme, Siël manipule la magie et ne s’est jamais vue dans le rôle d’une victime. Mais aujourd’hui c’est différent, elle a vue des elfes se faire abuser sous ses yeux, et elle ne peut s’empêcher de penser que ça aurait pu être elle. Une idée lui vient en tête, la jeune magicienne sèche ses larmes du revers de la main puis remonte sa tunique plus haute que le ventre, lui laissant tout le bas du corps nu. La jeune magicienne pose son index sur son pubis, commence à entonner une formule et le bout de son doigt devient à la fois brûlant et scintillant comme une braise. La jeune femme se mord la lèvre de douleur mais continue de passer son doigt sur ce triangle de peau et y forme peu à peu un symbole symétrique qui le recouvre entièrement comme un tatouage, sauf que le symbole est rouge incandescent. Une fois terminé, Siël passe sa main sur son front plein de sueur, elle a chaud, très chaud. La pièce où elle est possède une espèce de piscine qui sert de bain, creusée dans le sol et remplie d’eau à température idéale pour une baignade. La jeune magicienne décide de s’en approcher, mais en se levant une douleur intense lui prend au bas ventre et elle ne peut s’empêcher de se tordre de douleur. A ce moment là, Idril entre dans la pièce alors Siël s’empresse de réajuster sa tunique et de faire mine de rien même si elle souffre. La jeune elfe lui sourit en entrant mais on voit sur son visage que ça ne va pas non plus. La magicienne s’inquiète pour elle et entame la conversation en tentant de cacher sa douleur :

Siël : Hey … Qu’est ce qui ne va pas Idril ?

Idril, qui lui sourit : Mon père m’a dit quelque chose qui … qui m’a fait perdre mes repères on va dire … Et toi ? Qu’y a-t-il ?

Siël, qui tente de sourire : Rien ! Tout va bien, merci … haagh …

Idril, qui se rend compte qu’elle a mal : Non ! Raconte-moi ! Tu as mal ? Tu es blessée ?

Siël : Pas vraiment … Je … Je veux pas en parler …

Idril : D’accord … Comme tu veux … Viens donc dans l’eau, ça te fera du bien !

Sur ces paroles, la jeune elfe commence à se déshabiller comme si de rien n’était devant la magicienne qui détourne le regard en rougissant, mais elle ne peut s’empêcher de la regarder faire tellement elle trouve cette créature parfaite. Sa peau semble dépourvue de poil à n’importe quel endroit, ses formes son superbement proportionnées et ses abdos sont taillés. Siël est à la fois gênée et admirative de la beauté d’Idril qui finit par rentrer dans l’eau chaude du bain, elle dit à la magicienne que la température est parfaite et qu’elle devrait la rejoindre. La jeune humaine hésite mais son bas ventre lui fait encore terriblement mal, un bain lui ferait du bien. Elle s’approche du bord de la piscine, se retourne pour enlever sa robe blanche avec pudeur et tente de cacher son pubis en entrant dans l’eau. Mais un petit gémissement de douleur la trahit au moment où sa plaie touche l’eau, Idril remarque alors vite fait la marque de Siël et se pose des questions tout en l’aidant à aller s’appuyer contre un bord du bain. La magicienne détourne le regard mais elle sait bien qu’Idril s’interroge, la jeune elfe finit par lui demander de quoi il s’agit :

Idril : Qu’est ce que c’est que cette plaie ? Quelqu’un t’a fait du mal ?

Siël : Non … non … Je me la suis faite … C’est un enchantement …

Idril : Quel genre d’enchantement ?! Ca semble te faire souffrir !

Siël : C’est pour … pour empêcher quiconque de me violer un jour … La personne qui tenterait contre mon gré se verrait s’enflammer avant de fondre littéralement …

Idril, qui comprend qu’il s’agit de ce qu’elle a vue plus tôt : Tu sais Siël, c’est normal de vouloir se protéger quand on a vu des choses choquantes … Mais tu es forte, tu utilises la magie, tu crois vraiment que quelqu’un pourrait tenter de te violer sans que tu puisses riposter ?

Siël : Je ne veux pas prendre le risque … Je ne suis pas toute puissante ! Et même si je suis une magicienne, je n’en reste pas moins une femme, une faible humaine …

Idril : Tu n’es pas faible, tu dois croire en toi et en tes capacités ! Si tu doutes, tu n’arriveras pas à terminer ta quête !

Siël ne dit rien, elle semble perdue dans ses pensée, Idril tente de la rassurer :

Idril : Tu sais ... Je ne sais pas comment c’est pour ton peuple mais … Le sexe n’est pas une chose sacrée pour les elfes des bois … Les elfes qui ont subies les crimes de ces mâles arriveront à s’en remettre, notre race vit bien trop longtemps pour se morfondre malgré les épreuves …

Siël : Je ne savais pas que les elfes se foutaient du sexe … Pour les humains c’est important, intime et tout viol est très mal vécu !

Idril : Je ne dis pas qu’elles l’auront bien vécu, je dis juste qu’elles préfèreront passer à autre chose … Pour les elfes des bois, le sexe n’est pas quelque chose qui parait important …

Siël : Tu ne sembles même pas convaincue de ce que tu racontes …

Idril : Je t’avoue que je ne comprend pas moi-même … Pour moi, rien que l’idée qu’un mâle me touche me met hors d’état … Mais pour les elfes des bois ça ne semble pas être un drame … Mais ça dépend d’un peuple d’elfe à un autre, tout comme l’importance mâle-femelle …

Siël : Ah bon ? Chez les elfes il y a des différences entre les mâles et les femelles ?

Idril : Et oui … Par exemple, chez les elfes des bois se sont les mâles qui priment. Un Haut-Elfe ne peut pas être une femelle, on peut être des guerrières mais pas gérer la politique de notre cité … Pour les elfes des plaines les femelles n’ont quasiment aucun droit … Par contre, pour les Sylves, il n’y a aucun mâle qui peut les diriger, elles sont libres …

Siël : Ca doit être bien d’avoir un peuple de femmes qui peut diriger … Chez les humains c’est rare d’avoir des femmes importantes. C’est quelque chose qui nous rapproche des nains d’ailleurs, aucune des naines ne peut avoir un poste de guerrière ou d’importance. Je pensais vraiment que chez les elfes tout était parfait et que vous étiez tous égaux …

Idril : Et non … Tout n’est pas parfait … Les elfes mentent aussi …

Idril plonge son regard dans l’eau, la magicienne voit alors qu’elle pense à quelque chose, elle lui demande à son tour ce qui va pas :

Siël : Qu’y a-t’il Idril ? Il y a un problème ?

Idril, qui soupire: C’est juste que … mon père m’a caché une chose importante depuis très longtemps et je … je n’arrive pas à me faire à la réalité … Il a jugé bon de me le dire en sortant de sa prison, il a crut qu’il allait mourir sans que je puisse savoir …

Siël : Qu’est ce qu’il t’a révélé ?

Idril : Que je ne suis pas une Aedan … Et que je ne suis même pas une elfe des bois …

Siël : Que … ? Comment est-ce possible ?

Idril : Apparemment il m’aurait trouvé dans une forêt, sur un autel sacré … Sur le territoire des Sylves …

Siël : Tu serais donc une Sylve ? Et en quoi c’est mauvais ? S’il t’a recueillit c’est qu’il t’aime quand même !

Idril : Je sais bien qu’il m’aime … ce n’est pas ça le problème … Il y a une règle chez les elfes des bois, dans les familles nobles il ne peut pas y avoir d’étranger, je ne pourrais jamais m’occuper de Mel’Alda comme l’a fait mon père, je ne peux pas hériter de lui et une fois qu’il sera mort je n’aurais aucun droit pour les elfes des bois …

Siël : Ah … Je suis désolée pour toi Idril … Mais les Sylves sont spéciales non ? Ca veut dire que tu es une elfe forte !

Idril : Oui … Mais le peuple que j’ai côtoyé va me repousser, les Sylves sont craintes de tout le monde, aucune race à travers le monde ne craint pas les Sylves ! On les … On NOUS décrit comme des beautés tueuses de sang froid, qui n’a aucun respect de la vie d’autrui. Des sauvages qui ne peuvent pas vivre en société !

Siël : Tu n’es pas comme ça ! Ce n’est pas ton appartenance ethnique qui te définit ! Tu es la personne que tu choisis d’être !

Idril : Peut-être … Mais je ne compte pas retourner à Mel’Alda de si tôt …

Siël : D’ailleurs, j’ai lu un truc sur les Sylves ! Il parait que leur sang est gorgé de source magique ! Une seule goutte peut tuer un être humain !

Idril : Je n’en sais rien mais ça expliquerait quelque chose si mon sang est puissant et que je ne suis pas une elfe des bois …

Siël : Quoi donc ?

Idril : Et ben … Normalement vers l’âge de 20 ans, les elfes des bois femelles ont leurs règles une semaine une fois par an … Mais j’ai 35 ans et j’ai toujours pas saignée …

Siël : Oh … Tu n’as jamais saignée de ta vie ? Pas une goutte ? Aucune blessure ?!

Idril : Si, j’ai déjà été blessée dans des entrainements, mais seulement des coups et des hématomes, aucune goutte de sang n’est tombée de mes blessures … Je suis une guerrière elfe ! On ne se fait pas blesser facilement.

Siël : Mais si tu as un sang magique, cela signifie qu’avec une petite incantation tu peux invoquer des pouvoirs avec !

Idril : Je n’en connais pas de la sorte … Je sais juste recouvrir les armes de l’énergie magique qui nous transcende tous … Mais j’ai encore le temps d’en apprendre … On dit que les Sylves sont immortelles si on ne les tue pas, un elfe des bois lui finira par mourir de vieillesse mais après plusieurs siècles.

Siël : Immortelle ?! Et beh … Tu as le temps de connaitre l’amour plein de fois ! Hihi !
La magicienne rigole et Idril aussi, elle est contente de pouvoir parler avec quelqu’un alors que tout allait mal il y a peu de temps. Les deux magnifiques filles continues à rigoler un moment puis la discussion dérive sur les peuples qu’elles considèrent comme « parfaits », mais qui sont parfois que des Légendes :

Idril : On raconte que les nymphes sont des créatures féminines qui ont des pouvoirs extraordinaires ! Et elles ne sont toutes que des femelles ! La belle vie !

Siël : Se sont pas des elfes qui peuvent se changer en animal ?

Idril : Non, tu confonds avec les Driades, qui sont un peuple d’elfes des bois qui peuvent se métamorphoser en animal. Moi je parle de créatures transparentes, avec un corps liquide et magnifique ! Mais on dit qu’elles n’existent plus …

Siël : C’est bien dommage … j’aurais bien eut besoin d’une nymphe dans mon groupe si tu me dis qu’elles sont puissantes ! Perso, j’adore les sirènes ! On dit qu’elles ne sont que des légendes, qu’elles n’ont jamais existées, mais on dit aussi que les mâles, les tritons, sont inférieurs aux femelles ! Les histoires disent qu’elles sont super puissantes, super belles et elles tuent les hommes pour les manger ! Ahah !

Idril : Ahah ! Encore des histoires à dormir debout ! Mais c’est vrai que c’est vraiment nul qu’aucun peuple ne soit dirigé par les femelles …

Siël : Ce n’est pas ça qui nous empêche d’être importantes et de pouvoir prendre des décisions ! Nous devons justement montrer à tous ces messieurs que l’on peut être toutes aussi fortes qu’eux ! Voir plus encore !

Idril : Toi qui es ouverte d’esprit et qui as de grandes responsabilités entre tes mains, qu’est ce que tu ferais si tu étais immortelle ?

Siël, qui regarde Idril d’un air très sérieux et droit dans les yeux : Tout d’abord j’explorerai le monde, pour voir sa diversité et ce que je pourrai faire pour le rendre meilleur. Ensuite, je le protègerai ainsi que les gens qui me sont chers.

Idril, intriguée : Mais ça c’est ce que tu fais déjà … Et puis, une personne immortelle voit les gens qu’elle aime mourir au fur et à mesure …

Siël, sérieuse : Et alors ? Seul un lâche ne s’attacherait pas à quelqu’un par peur de souffrir. Tout le monde souffre, il n’y a pas une seule créature dans le monde qui ne souffre pas. Il faut aimer les autres, car les autres sont le reflet de ce que nous sommes. Notre vécu nous fait devenir des bonnes ou des mauvaises personnes, on nous associe à nos actions, mais ce qui nous définit réellement c’est notre champ de vision. Si ce champ de vision est braqué sur nous-mêmes, c’est que nous n’avons pas compris pourquoi la vie est si belle et si complexe. Nous devons élargir ce champ de vision pour voir les autres, les comprendre, car chacun a son importance dans l’infernale destinée de la nature.

Idril, qui fixe les yeux bleus de Siël : Je sais pas si ce sont des paroles classiques d’un magicien mais … Je comprend pourquoi c’est toi qui t’occupe de cette mission.

Les deux jeunes femmes restent là à profiter de la température de l’eau et à parler toute la nuit. Toute cette discussion leur fait du bien à toutes les deux, leurs pensées s’apaisent, elles ne pensent ni au passé qui les fait souffrir, ni à l’avenir qui leur fait peur.







2.4) Influence Néfaste:


2.4) Influence néfaste



Pendant que Siël et ses amis sont chez les elfes des bois, un étrange cavalier noir encapuchonné traverse les plaines à grand galop tout juste à la frontière des elfes des bois de Martil. Le cavalier traverse un plateau rocheux, puis son cheval s’arrête devant une grande porte barricadée et encastrée entre deux gros pans de montagne. Une silhouette verdâtre et armée d’une arbalète lui fait signe d’attendre. La grande porte finit par s’ouvrir et un être trapu d’une peau verte claire, avec deux dents qui dépassent de sa mâchoire inférieure vient s’approcher du cavalier qui met pied à terre. L’avant-bras sur la crosse de son épée noire qui pend à sa ceinture, le cavalier s’approche du garde vert. Ce dernier est étonné de voir que le cavalier n’est autre qu’une elfe, une femelle vêtue d’une armure noire des épaules jusqu’aux pieds. Il demande à l’étrangère :


Garde : Que vient faire une elfe sur le territoire des Orcs de Worgrange ? Tu désires mourir oreille pointue ?


Elfe, sur un ton intransigeant : Orc, si tu ne me mènes pas immédiatement au maitre de cette misérable cité, je te tranche la gorge avant de t’empaler sur les pics qui ornent ta pitoyable muraille.


Le garde orc est beaucoup plus imposant que l’elfe à qui il fait face mais une vision le fait immédiatement frissonner de peur. Il remarque alors qu’au petit doigt de l’elfe se trouve une chevalière noire ornée d’un symbole en langue elfique. Il reconnait cette bague, c’est la marque du chaos. Le cheval hennit d’un son tel qu’on aurait dit qu’il vient des enfers alors le garde sursaute. La gorge nouée et les bras tremblants il demande alors :


Garde : V-vous êtes un « doigt noir » … l’un … l’une d’entre eux ?


Elfe : Je suis effectivement un chevalier du chaos et je dois voir ton maitre. Fais-moi entrer rapidement ou je te promets que j’enjamberai ton cadavre encore chaud s’il le faut.
L’orc s’empresse de conduire la mystérieuse elfe à l’intérieur de la cité. La chevalière traverse la ville qui est faite d’abris rudimentaires en bois ou avec des peaux d’animaux. Elle y voit tout un tas d’orcs vivre dans la précarité, des femelles et des mâles. La couleur de peau d’un orc n’est pas forcément verte. Il n’est pas rare de voir des orcs à la peau presque bleue, marron ou même jaune. On dit même qu’il existe des individus à la peau noire ou blanche même si c’est rare. Ils ont tous des canines inférieures qui sortent de leur bouche, plus ou moins grandes. Il est même coutume de les décorer, que se soit d’un piercing, d’un tatouage ou alors de les tailler. Arrivée face à un grand tipi qui surplombe toute la colonie, l’elfe sort un objet de sa cape et le pose par terre sous les yeux surpris de son guide. Les yeux marrons de l’orc manquent de sortir de leurs orbites en voyant qu’il s’agit d’un crâne d’orc. La chevalière du chaos prononce quelques mots elfiques puis verse une petite goutte de sang sur l’ossement qu’elle fait couler d’une fiole qui était cachée dans sa botte. Le crâne devient alors tout rouge puis de la fumée rougeâtre en sort de tous les côtés avant qu’il se mette à bouger avec la terre sous lui. Une étrange main à moitié décomposée sort puis un corps entier d’orc fait aussi son irruption avec l’étrange crâne rougeâtre sur ses épaules. La créature qui est plus un squelette qu’autre chose semble sauvage, violent rien que dans sa façon de regarder autour de lui, de façon agitée et irrégulière. L’elfe se place devant l’être sorti de terre qui pousse un cri faible comme une rafale de vent. Elle fixe ses orbites et le crâne redevient alors blanc mais la fumée rouge en sort toujours. Cette chose semble connectée avec la guerrière, le garde ne doute pas un seul instant qu’elle exécuterait un de ses ordres. La gorge nouée, l’orc marmonnera :


Garde : Une nécromancienne …


Elfe : Conduis-moi au chef de cette tribu orc, ou Krane, mon amie la goule, fera de toi qu’un tas de chair sans vie.


Les orcs ne sont pas réputés pour leur peur, au contraire, on dit plutôt qu’ils n’ont peur de rien surtout en matière de combat. Mais là c’est différent, l’orc est paralysé par cette sensation de danger. Il arrivera à montrer du doigt la grande hutte comme pour indiquer le chemin. La chevalière s’empresse d’y entrer en compagnie de sa créature. A l’intérieur s’y trouve plusieurs elfes qui étaient en réunion jusqu’à l’irruption de la chevalière. Un grand orc à la peau verte foncée et aux cheveux noirs se dresse en la voyant et s’apprête à attraper une grande épée abimée derrière lui. Un autre orc, à la peau rouge, plisse ses yeux verts en voyant l’elfe arrivée comme s’il n’en croyait pas ses yeux. Un vieil orc massif à la peau presque aussi grise que sa barbe et ses cheveux, assis sur un grand siège en métal qui trône au centre de la pièce fait signe aux autres de ne pas bouger. Il prend la parole :


Oghral : Que viens tu faire devant moi étrangère ? Si tes intentions sont hostiles, saches que mon peuple te fera ravaler ton arrogance, elfe.


Elfe : Je n’irais pas par quatre chemins grand « Adi » Oghral (Adi signifie « père » ou « patriarche » pour les orcs). Je suis « Nîw Necroma » (Nîw est un titre de noblesse donné aux érudits du chaos), un chevalier du chaos chargé de vous aider dans votre conflit avec les elfes des bois de Martil.


Oghral, étonné : Le conflit avec les elfes des bois est presque résolu désormais, nous n’avons pas d’accord mais les tensions ont diminuées aux frontières. Cela fait maintenant plusieurs cycles que nous avons réclamés l’aide du chevalier du chaos Arthurius. Pourquoi une elfe, quand bien même elle fut chevalier du chaos, viendrait nous aider dans un conflit qui concerne des elfes ?


Necroma : Vous avez surement entendu parler de nos méthodes de recrutement, Nîw Arthurius n’est plus de ce monde je le crains. Je le remplace désormais et je m’acquitterai des tâches que l’on lui avait confiées avant son décès prématuré. Et je ne suis pas une vulgaire elfe des bois, je suis une servante du chaos, ne l’oubliez pas. Cela fait de moi une elfe noire, alors au lieu de perdre notre temps dans cette futile conversation, je souhaiterai en savoir plus sur ce conflit pour le régler de façon à faire couler le plus de sang elfique possible.


Le grand chef orc regarde ses semblables avant de commencer à tout expliquer à l’elfe qui écoute, le visage totalement neutre. Le récit du grand et fort Oghral parle d’un accord rompu à cause d’une violation de territoire. Les orcs et les elfes des bois ne respectent pas leurs frontières et leurs échangent commerciaux sont devenus quasi inexistant, ce qui prive les orcs de beaucoup de moyens et fait dépérir leur peuple petit à petit. Une fois son récit terminé, la chevalière noire leur élabore un plan de négociation dont elle tiendra le rôle. Aucun orc ne doute qu’on ne peut pas refuser les termes d’un contrat avec un acolyte du chaos. Un messager part alors sur l’heure pour prévenir Martil de faire quérir des négociateurs dans la plaine désertique des orcs …




2.5) L'Elfe Noire:



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Dernière édition par Iso le Sam 10 Sep 2016 - 5:14, édité 1 fois

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Même quand le ciel est sombre et le moral au plus bas, le Soleil continue de briller au dessus des nuages et il finira par rejaillir et nous éclairer de sa douce lumière.
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Commentaires

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Comme je l'avais dit il y a déjà quelques mois, la suite (2.5) est finie et postée. Cependant elle est dans un autre sujet car le poste du chapitre était devenu trop long. Merci de votre compréhension et bonne lecture !

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